Accepter notre part d’ombre

Cet été, l’affaire Benalla aura révélé une part d’ombre de notre président Macron, bien propre sur lui, bien policé : son côté voyou et brutal ! Je me suis rappelée ce livre passionnant de Debbie Ford « La part d’ombre des chercheurs de lumière » qui nous explique entre autres choses que plus on cherche à montrer un aspect de nous mêmes, plus son opposé existe en nous et cherche à être reconnu. Par exemple une personne qui veut montrer une très grande générosité a au fond d’elle-même de l’avarice qu’elle ne veut pas voir.

Pourtant ces ombres sont des cadeaux, les accepter nous conduit à être plus complets, plus authentiques, moins stressés. Comme le dit Jeremiah Abrams dans son introduction au livre de Debbie Ford : « Le sombre ne signifie pas seulement le négatif, cela concerne tout ce qui est en dehors de la lumière de notre état conscient. Nous devons nous aider à devenir plus conscients des parties déniées de nous-mêmes, de façon à devenir plus « entiers ». Le plus grand péché est peut-être de ne pas vivre notre vie. » Et Neale Donald Walsh ajoute : « Ce que vous appelez vos défauts, tout ce que vous n’aimez pas de vous mêmes, ce sont vos plus grands biens. Ils sont simplement sur-amplifiés. Baissez simplement légèrement le volume. J’ai vu le don apporté par chacun de mes traits « négatifs ». Tout ce que j’ai à faire c’est de les utiliser différemment. Ne pas les réprimer. Ne pas les nier. Simplement les utiliser différemment. J’ai compris l’importance extraordinaire de mener une vie pleine, « intégrale ». Cela signifie aussi une complète transparence. Rien de caché, rien de dénié. La visibilité est la clef de l’authenticité. L’authenticité est la porte pour accéder à votre Vrai Soi. »

Si vous voulez aller plus loin, j’ai rédigé une présentation de ce livre il y a une dizaine d’années (14 pages), ou mieux vous pouvez lire ce livre (en poche chez J’ai lu). Il est écrit avec une connotation spirituelle mais ceux que cela dérange peuvent tout à fait la mettre de côté à mon avis.

Article présent dans la rubrique Ce qui me passionne, Evolution des consciences.
 
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1 commentaire

  1. Dominique :

    Bonjour Geneviève, j’aime lire tes propos que tu nous envoies régulièrement. Souvent ils me conduisent vers des interprétations qui sont parfois un peu autres…

    Ces propos de « l’ombre » et de la « lumière » m’ont toujours poursuivi dès ma naissance car je suis né racho et je portais déjà l’ombre du bien portant. Ensuite l’école et durant ma scolarité , j’étais un cancre, je mémorisais très mal et je n’avais pas le raisonnement mental sauf en mathématique, en musique et en poésie et je portais en moi l’ombre de l’intellectuel. Dans la vie professionnelle, je suis resté un marginal et j’ai vécu à l’ombre de la réussite sociale ce qui, aujourd’hui, me fait porter une admiration fondamentale sur la ZAD.

    J’ai donc découvert la vie en étant positionné toujours à l’ombre mais, c’est aussi ce qui m’a permis d’avoir une vision… loin de tous les protocoles de ceux qui savent monter sur une estrade. Car pour moi, c’est là que se trouve la démarche pour connaitre la lumière.

    Quand j’entends parler aujourd’hui un langage d’ombre et de lumière chez des gens qui sont bien plus instruits que moi, bien plus politiques que moi, bien plus philosophes que moi et on peut encore en rajouter autant comme autant, je me dis qu’ils ne connaissent rien à la lumière. Quand je les vois combattre l’ombre à coup d’arguments de lumière, je me dis qu’ils n’ont rien compris à la démarche pour faire avancer la lumière. Et là dessus tous les politiques, gauche ou droite, bon ou mauvais, toutes les démarches aussi qui nous font mener un combat comme celui de notre Dame des landes par exemple, nous font tomber dans le panneau des lucifériens (qui se disent porteur de lumière). Ce n’est pas en dénonçant l’ombre (qui se trouve chez Macron par exemple) que l’on fait avancer la cause ou du moins, si on doit quand même le faire, il faut que le coup que l’on veut porter à son adversaire, on le prenne d’abord soi-même sur la tête et combattre d’abord le « Macron » qui est en nous.

    La fête de Noël, fête de la lumière, est placée au plus fort de l’ombre de la Terre. Là encore soyons d’abord « terrien » c’est à dire « t’es rien ».

    Le 21 août 2018

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