Quels enfants laisserons-nous à la Terre ?

Que vivent les enfants aujourd’hui ? Quels futurs adultes pour habiter la planète Terre ?

D’un côté, un mouvement prend de l’ampleur, instaurant des modes d’éducation différents ; les enfants qui en bénéficient grandissent dans de respect de chacun, dans l’attention au vivant, dans la consolidation de leurs propres références… On ne peut que s’en réjouir. Ce sont les écoles démocratiques qui se créent un peu partout en France aujourd’hui après 40 ans d’expérience au Canada et ailleurs… Après 100 ans d’expérience si on se réfère à Summerhill en Angleterre, qui fonctionne toujours 🙂 . C’est « Living school » créée par mon amie Caroline Sost il y a dix ans : cette école éduque autant au savoir être qu’aux savoirs autres. Caroline vient de publier un livre « S’épanouir à l’école c’est possible ». Voir la vidéo d’interview.  Etc.

De l’autre côté, je ne peux que m’inquiéter des multiples agressions que subissent la majorité des enfants aujourd’hui. Outre leur mode de vie souvent stressant, les pollutions nombreuses, dont les causes sont en général assez diffuses et variées, je veux pointer quatre agressions majeures sur lesquelles nous devrions avoir prise et pouvoir redresser la barre :

Il y a d’abord la mal-bouffe qui 1) fragilise l’attention et la concentration des enfants ; 2) prépare des maladies à plus ou moins long terme. Céréales du petit-déjeuner et barres chocolatées sont en première ligne : le Dr Anthony Fardet tire la sonnette d’alarme dans cette vidéo.

Il y a désormais l’addiction aux écrans interactifs : smartphones, tablettes… avec des conséquences dramatiques quand ces objets sont mis dans les mains des tout-petits. L’émission Envoyé spécial du 18 janvier 2018 nous alerte : les écrans sont dangereux pour les enfants, ils agissent sur leur cerveau, empêchent un développement cognitif et relationnel normal ; des tout-petits très exposés présentent des symptômes autistiques ! Pour l’heure, les pouvoirs publics sont bien silencieux tandis que les fabricants continuent à présenter des jeux « éducatifs » pour cette tranche d’âge. Pour les enfants plus âgés et les adolescents (et les adultes), l’addiction peut aussi s’installer, c’est le but des fabricants. Simon Sinek, auteur et conférencier anglais explique comment fonctionne l’addiction aux réseaux sociaux (même mécanisme qu’une drogue) et ses conséquences désastreuses sur un certain nombre de jeunes adultes.

Il y a bien sûr la nouvelle obligation de sur-vacciner les enfants, de façon bien trop précoce et bien trop massive : risque de fragilisation de leur système immunitaire, de maladies graves invalidantes… Avec l’astuce pour les labos (très puissants lobbies) que désormais avec cette loi, si un enfant tombe gravement malade ou pire après une vaccination, ils seront hors de cause, c’est l’Etat qui peut être attaqué puisqu’il a rendu ces vaccins obligatoires. J’ai déjà parlé de ce sujet ici et . Près de 6000 professionnels de santé viennent de signer un appel à la raison .

Il y a enfin cette nouvelle « mode » qui incite à reconnaître et à favoriser les « droits sexuels » de chacun, un document de l’OMS relayé par le Ministère de la santé en fait état, le planning familial a édité une plaquette sur le même sujet. Sur ces bases, une « éducation à la sexualité » se met en place dans les écoles maternelles et primaires. Un grand nombre de professionnels de l’enfance s’inquiètent d’une dérive vraiment dangereuse : (extrait de leur pétition) :  » Nous savons que la rencontre précoce de l’enfant avec la sexualité adulte ou conçue par des adultes peut être fortement traumatique et va à l’encontre du respect de son rythme affectif et cognitif, de sa croissance psychique, de sa maturation. […] L’ « éducation à la sexualité » qui figure dans ces textes internationaux est proche de la corruption de mineurs, la corruption étant constituée par le fait d’inciter l’enfant à des exhibitions, à des masturbations ou à des relations sexuelles« . Jusqu’à présent l’abus sexuel sur des enfants était considéré comme un crime. Avec ce qui se dessine, des adultes pourront de bonne foi baigner dans des idées fausses et les inculquer aux enfants, facilitant ainsi les abus de toutes sortes. Comme on sait, « l’enfer est pavé de bonnes intentions » ! Je ne peux m’empêcher de me rappeler  Le Meilleur des Mondes, d’Aldous Huxley : dans le totalitarisme mondial qu’il décrivait, il y avait une place pour la sexualité sans conscience et sans intime pour tous, dès la plus tendre enfance…

Quels enfants cultivons-nous pour le monde de demain ?

Article présent dans la rubrique Ce qui me tarabuste, Comment on en est arrivé là, Effondrement de l'enseignement.
 
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