Lettre à un ami

Récemment, lors d’une rencontre en visio-conférence, tu as dit que tu ne comprenais pas que « des personnes s’interdisent actuellement beaucoup d’activités alors que faire un test de temps en temps n’est pas si embêtant« . Je te réponds maintenant car je ne voulais pas entamer un débat sur ce sujet au cours d’une réunion qui portait sur autre chose.

Pour moi, la question n’est pas celle de faire un test de temps en temps et que ce soit embêtant… Encore que… J’ai entendu un certain nombre de témoignages sur la grande douleur infligée lors de tests PCR. Non, la question n’est pas là. La question c’est l’iniquité fondamentale de cette décision gouvernementale d’imposer un « pass sanitaire » à une population pour des actes du quotidien. Outre le fait que ce pass n’a aucune justification sanitaire puisqu’il est maintenant connu de tous que 1) les personnes vaccinées peuvent attraper la covid, la transmettre, voire développer des formes graves (cf cette étude récente de l’European Journal of Epidemiology) ; 2) que les tests PCR (les plus pratiqués) ne donnent pas de résultats fiables ; outre le fait suivant que les décisions de pass sanitaire et d’obligation vaccinale pour certaines professions reposent sur une étude bidon (des plaintes sont déposées, intéressant d’écouter l’analyse de Vincent Pavan, mathématicien, lors du 26e Conseil scientifique indépendant du 7/10/21) ; outre ces faits donc, ce qui est pour moi le plus choquant est que l’on habitue ainsi une population à « présenter patte blanche » pour des actes du quotidien, à ce qu’il y ait deux catégories de population basées sur des critères médicaux et/ou de soumission, le tout sur la base de supports d’identification informatiques. Chemin d’acceptation d’un codage numérique de chacun, associé à des droits, chemin d’acceptation d’un contrôle total de la population, à la chinoise.

Imagine un pass sanitaire de ce type, proposé il y a 20 ou 30 ans à propos du Sida. Quelles indignations n’aurait-on pas entendues de la part de toute la population bien pensante de l’époque ! Qu’est-ce qui a changé depuis ces années ? Beaucoup de choses en fait. Je peux tenter d’en lister quelques unes.
– le gouvernement d’aujourd’hui dispose d’un parlement de godillots ;
– le chef d’Etat d’aujourd’hui assume froidement de mentir et d’insulter pour arriver à ses fins ;
– les médias d’aujourd’hui sont aux mains des puissances financières qui ont porté ce président au pouvoir ;
– l’opération politique liée à la crise actuelle (crise créée bien plus par la gestion de l’épidémie que par le virus lui-même) a été très bien organisée : je vous renvoie au « petit traité de manipulation » décrit par Max en commentaire de mon précédent article auquel j’ajoute le fait de terroriser une population dès le début ;
– tous ceux qui, forts de leurs connaissances en médecine, santé publique, épidémiologie… contredisent les propos officiels sont combattus férocement ;
– la « gauche » est très mal en point ; les partis sont souvent composés d’hommes et de femmes d’appareil, élus, salariés et collaborateurs. La plupart des personnes de gauche, a priori plus sensibles aux questions de privation de liberté, soit se taisent, soit « mettent des jetons dans la machine » comme ces sénateurs socialistes qui déposent un projet de loi pour rendre obligatoire la vaccination covid. Il est possible que l’idéologie du progrès encore très présente chez beaucoup d’entre eux se marrie fort bien avec un scientisme matérialiste acculé aujourd’hui à une fuite en avant délétère. Peut-être aussi que les sujets de santé tétanisent toute réflexion. On se souvient de la phrase de Marisol Tourraine : « la vaccination, ça ne se discute pas« . Il est possible aussi qu’il s’agisse pour eux de choix stratégiques pour essayer d’obtenir des voix aux prochaines élections…

Voilà comment je vois la situation assez folle d’aujourd’hui et comment ce « petit pass sanitaire » est un élément d’un ensemble qui m’inquiète, comme il inquiète beaucoup de gens de par le monde, dans le silence assourdissant des médias qui ne parlent pas des immenses manifestations. Je rejoins l’analyse de Philippe Derudder : « on peut voir dans la situation actuelle une tentative de réorganisation du système qui est à bout de course et qui ne tient que par le respirateur artificiel des injections monétaires massives pratiquées par les banques centrales (Q.E). Il est aussi une évidence, c’est l’attachement de nos dirigeants à nous engager dans la numérisation de la société. Ce qui est des plus regrettable, c’est qu’il n’y a aucun débat, aucune réflexion sur les possibles dérives, sur les possibles abus d’utilisation de ces technologies. La voie est laissée libre à l’appétit des géants du numérique. Comme tout moyen, il peut-être utilisé pour le pire comme pour le meilleur. L’impact sur nos sociétés sera considérable et n’en doutons pas puisque nous avons l’exemple sous les yeux avec la Chine qui est pionnière dans le domaine, cela peut être une autoroute ouverte vers une dictature molle. »

Que l’on partage ou non ces inquiétudes, il importe à mon avis de réaliser que nous sommes tous dans le même bateau, vaccinés et non-vaccinés, inquiets et non-inquiets, malades et bien portants. La période actuelle est celle d’une profonde transformation de notre société occidentale, voire d’une profonde transformation de chacun de nous. Nous sommes dans la chrysalide. A nous d’œuvrer, »sans peur et sans reproche », pour l’issue que nous souhaitons.

Article présent dans la rubrique Ce qui me tarabuste, Démocratie en question, Obligations vaccinales.
 
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5 commentaires

  1. Anonyme :

    Oui tout à fait d accord
    Il s agit d’un modèle de société vers lequel on veut nous emmener de force
    Bien au-delà de la dangerosité de ce virus
    Et on a réchauffé la grenouille à petit feu avec le confinement, les masques,les couvre feu et maintenant le vaccin
    Je me demande de quel côté le monde va basculer quand je vois que mon frère et ma sœur aînés viennent de faire la 3 ème dose pour être tranquilles!!

    Le 12 octobre 2021
  2. Klaus :

    comme Allemand, je vous dis qu’on se dirige vers le fascisme … bien cordialement, Klaus

    Le 13 octobre 2021
  3. enzo :

    geneviève, merci beaucoup, c’est dit de manière élégante mais aussi précise, pointant bien toutes les ‘incidences’ annexes liées au fameux pass, véritable droit de ou interdit de passage…les frontières ne sont plus aux confins des états, d’ailleurs le traité de schingen, n’était-il pas le droit d’aller et venir au sein de la communauté européenne ? cette communauté s’est beaucoup réduite et l’espace schingen de fait ! les frontières, désormais sont dans les états eux-mêmes, avec les citoyens, concitoyens qui font office de contrôleur, les nouveaux douaniers, dont on avait jadis réduit leur nombre…les voici démultipliés, bénévoles, de la puissance publique…nouveau tour de pass-pass de nos édiles européennes.

    Le 13 octobre 2021
  4. Agnes :

    Je confirme, ce n’est pas simple d’être ostracisé…mais au delà…
    Cette mutation, dont tu parles, dans ses aspects nauséabonds, ne nous mènerait elle pas en direction d’un retournement vers nos racines lumineuses d’en haut que notre société a choisi d’ignorer par illusion de sa toute puissance egotique paniquée .
    Et puis, pour faire un bon pain, il faut, beaucoup de farine, un peu de levain vivant, encore moins de sel, de l’eau et du feu.
    Tout est utile…
    Soyons unis ,
    Soyons ouverts… ou bleu , ou rouge ou blancs…
    Bien à chacun et à tous.

    Le 14 octobre 2021
  5. Thierry MSN :

    En phase avec toi Geneviève.
    Terriblement consterné par cette population qui, au risque de se priver de « libertés », n’a trouvé d’autres solutions, à défaut de volonté, que de se laisser aller aux douces sirènes de nos politiques et pseudo-scientifiques adossés à ces multi consortiums qui se jouent de nos peurs.
    J’aimerais avoir quelques années de plus, quand on découvrira, trop tard j’en ai peur, que ce vaccin imposé est une grosse connerie stratégique !
    Continuons de résister.

    Le 14 octobre 2021

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